Réveil avant les aurores. Une journée de drill se prépare.
RDV à 8h devant la fac pour un départ dans les minutes qui suivent. Arrivée à Montarnaud une petite demi-heure plus tard.
Malgré l’hiver, le temps est relativement clément : 0 – 5°C le matin avec un peu de grisaille.  Petit à petit, les membres arrivent. On se retrouve donc avec Renan, l’organisateur du drill, Alumyx, Matthieu, Ragnakor, Kev, Nismo, Extrod, Big-Storm, Soldat Royal, Gary, Zab, Barjoman, et [là il me manque un pseudo jcrois ! C’était qui ?] 
Alors que tout le monde s’équipe, un imprévu se pointe. Des chasseurs, habillés en gilets orange-fluos, arrivent à pied par le chemin. Alumyx et moi vont vers eux, habillés en treillis et tout l’équipement. Au premier abord, les chasseurs sont un peu sur l’offensive. Nous tentons de voir quelles seront leurs zones de chasse, et nous accordons finalement sur des zones respectives où nous serions protégés en cas de balles perdues.
Début du drill. Travail de groupe avec des tubes avant et arrière. La coordination n’est pas très optimale, et un temps de rodage est nécessaire pour que les mouvements deviennent petit à petit un peu plus automatiques. L’exercice suivant est individuel, il s’agit de tirer en mouvement en faisant mouche le plus souvent possible. Renan accompagne chaque joueur en désignant chaque cible. Pendant l’attente, on discute et on vanne ! Renan est finalement le plus épuisé à devoir courir avec chaque joueur et à devoir lui mettre la pression, mais l’effet est bien là ! Stress garanti !
Il est temps d’attaquer les exercices pratiques ! N’oublions pas que ces sessions de drill sont aussi là pour permettre à notre groupe CE (pour Centre Europe – comprendre groupe habillé en dress-code français) de travailler en escouade pour améliorer sa coordination et son efficacité. Deux équipes se profilent donc : une première constituée des membres du groupe CE (Zab, Renan, Nismo, Gary, Big-Storm), et les autres.
Le groupe CE devait progresser et réagir aux différentes situations que l’autre groupe leur imposerait. Premières « manches » classiques. Les deux équipes s’affrontaient de front en alternant les tubes avant et arrière vus peu de temps avant. Dans une autre manche, Matthieu se poste en avant sur un arbre et arrive à en toucher pas mal comme ça. Puis nous (l’équipe non-CE) décidons de corser un peu le jeu en improvisant sans prévenir l’autre groupe : je jouerai le rôle de l’otage escorté par une bande de terroristes, le groupe CE n’étant absolument pas au courant – le but étant de les confronter à des situations imprévues. Mais quitte à être fourbe, autant l’être jusqu’au bout. On décide que l’otage sera un faux otage : je garde une réplique de poing dans le holster et mon but est de neutraliser le groupe CE une fois que je les aurai de dos, sauf s’ils me fouillent et me sécurisent. Début de la manche : la marche débute calmement jusqu’à l’encontre avec le groupe CE qui nous engage directement. Je crie pour signaler que je suis un otage, et se mettent alors à être plus sélectifs sur leurs cibles en essayant de sortir  mes geôliers, et finissent par me mettre de leur côté… sans me fouiller. Grossière erreur. Dès la reprise des affrontements, je me retrouve à côté d’eux. Je sors mon M9 même pas dissimulé et j’en sors trois du jeu, et les deux autres sont en même temps touchés par mes collègues. Echec amer pour le groupe CE. Deuxième manche, on varie un peu en annonçant qu’ils doivent sécuriser un otage. Mais on décide de mettre deux otages dans le convoi, joués par moi et Alumyx. Pour l’occasion, je porte un T-shirt « I ♥ Justin Bieber » ramené par Kev. Je serai le vrai otage sans réplique, tandis qu’Alumyx sera le faux, avec un couteau en plastique caché sur lui. L’avancée est difficile, je sers de bouclier humain à Matthieu, et les échanges durent quelques minutes. Au final, mes geôliers décident de discuter avec le groupe CE pour se rendre, tout en me gardant comme bouclier humain. Arrivé devant eux, toutes les répliques des CE sont pointées sur nous, et le ton monte. Je profite d’un moment d’inattention pour  me jeter au sol côté CE, et ils éliminent sur le coup mes deux geôliers. Je vois Alumyx qui était déjà au sol sur place. Il avait réussi à éliminer un membre du groupe CE avec son couteau, mais s’est fait éliminer avant d’avoir pu en avoir d’autres. Ils devenaient plus réactifs !
Pause déjeuner. Avant la reprise, quelques uns d’entre nous font une mini compétition de précision en visant le bout d’une grille, et en profitent pour régler leur hop up.
Reprise des hostilités. On continue ce schéma d’équipes. Le rôle des CE est cette fois est d’aller d’un point A à un point B en évitant le plus de pertes possibles. De notre côté, nous devons les harceler à coup de petites équipes plus ou moins désorganisées pour qu’ils travaillent leur communication. Ses phases de jeu durent relativement longtemps, et il est difficile de les approcher, ils sont très efficaces ! Puis on décide de varier légèrement le jeu. Le scénario consiste cette fois à sécuriser un pilote (interprété par Alumyx). L’équipe doit donc se dépêcher pour le trouver en premier sans se faire dégommer par l’autre équipe. Les échanges durent. Dans le groupe non-CE on tente de faire des binômes pour attaquer sur plusieurs fronts. La stratégie paye, ils se retrouvent bloqués avec le pilote, et quelques uns se font éliminer jusqu’à ce que l’un des nôtres touche le pilote. Deuxième manche, notre but est de garder le pilote pendant 10 minutes sur une zone pendant que le groupe CE doit nous amocher dans les règles de l’art. Je me poste légèrement en périphérie de la zone et attends les adversaires avec la détente facile. J’entends rapidement du bruit et vois quelqu’un se faufiler dans les buissons juste devant moi. Ni une ni deux, j’engage. Sauf que c’était Soldat Royal qui s’était mis devant moi. Grossière erreur de ma part, j’aurais dû vraiment vérifier ma cible, on vient de perdre un joueur par ma faute ! Mais erreur aussi de sa part : on prévient quand on se pointe devant (et généralement, on évite de se mettre dans la ligne de tir d’un allié !). La manche se déroulera vite, Alumyx ayant caché son couteau en plastique sur lui, il en élimine quelques uns d’entre nous, dont moi qui était en plein échange de tir avec le reste du groupe CE. Il finit par les rejoindre et gagnent. Le coup de ne pas vérifier scrupuleusement notre otage nous a coûté notre manche aussi ! Je crois qu’on aura tous compris la leçon.
Changement de scénario. On décide de faire trois groupes pour faire une capture de drapeau. Mais sans drapeaux, on a dû faire avec les moyens du bord, notamment avec la mascotte de Gary ! Chaque équipe a une zone avec son objet au milieu, bien en évidence. Début de la partie. Les échanges durent relativement longtemps, et il n’y a presque pas de progression dans mon groupe, mais on arrive à garder notre « drapeau » dans le camp. Après de nombreux échanges de tirs, Matthieu et moi faisons équipe pour aller poursuivre un binôme qui s’approchait du camp par derrière. Pendant ce temps, Gary arrive au centre de notre camp pour attraper l’objectif. On arrive à l’éliminer, mais je vois un chapeau qui dépasse, il était donc en binôme. J’essaie de l’éliminer mais il est bien à couvert. Il finit par sortir en criant et en jetant une grenade. Les réflexes primaires de l’humain prennent le dessus : grosse décharge d’adrénaline et instinct de fuite instantané ! Matthieu et moi courons et sautons à couvert au milieu des hautes herbes qui faisaient bien un mètre de haut. A la détonation, nous avions réussi à nous éloigner suffisamment pour ne pas être touchés. Mais pendant cette diversion, Big-Storm récupère l’objectif. Ils avaient déjà les deux autres et gagnent ainsi la partie. On apprend que Renan (qui faisait aussi partie de leur groupe) était de toutes façons très proche de nous aussi et nous aurait éliminé juste dans les secondes qui suivaient si la partie aurait continué.
Fin de journée. On discute encore sur la zone, mais la pluie et le soleil commencent à tomber, donc on décide de remballer. On regagne les voitures et décidons de faire quelques photos de groupe. Au moment de prendre la pose, j’arrive à perdre des mains le petit Colt 25 qui se retrouve dans une canalisation. Sauvé par Soldat Royal, il est resté indemne. Une petite photo souvenir de dégazage de videur dans la tête de Big-Storm conclura les prises photos. La nuit tombe, tout le monde regagne sa voiture et repart.

Merci à Renan qui a encore une fois organisé cette session de drill ! wink

Share →

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *